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Pour la CREA à Rouen, ISSOL, le verrier solaire d’un impressionnisme actif avec labels Passivhaus et BEPOS

La Normandie est, on le sait, le berceau de l’impressionnisme autour de l’illustre figure de Claude Monet (1840-1926).

La Normandie est, on le sait, le berceau de l’impressionnisme autour de l’illustre figure de Claude Monet (1840-1926). Pour donner une touche impressionniste au bâtiment futuriste que la CREA (Communauté Rouen Edbeuf Austreberthe) construit sous les labels Passivhaus et BEPOS sur la rive gauche de la Seine, elle fait appel au talent d’ISSOL, PME wallonne qui est implantée dans le zoning des Plénesses à Dison (province de Liège). C’est l’occasion de mettre l’accent sur le beau savoir-faire d’ISSOL pour intégrer de façon esthétique à l’architecture la production d’électricité propre à partir de la lumière solaire.

  1. Le projet

Finie cette image de demeures aux toits défigurés par des panneaux de cellules photovoltaïques, bien peu esthétiques. Rien de tout cela chez ISSOL qui, comme société d’un XXIème siècle soucieux de développement durable, ose miser sur des formules inédites de panneaux de nouvelle génération qui marient l’esthétisme architectural avec une production d’électricité naturelle grâce à l’éclat de notre étoile. Cette valorisation de la lumière du Soleil a fait d’ISSOL un concepteur et un fabricant de matériaux et vitrages énergétiquement actifs pour des constructions d’un style quelque peu avant-gardiste. Sa réputation, si elle dépasse nos frontières, mérite d’être mieux connue pour que la dimension photovoltaïque fasse partie intégrante d’une construction et la rende active en lui apportant un cachet supplémentaire. C’est ce qui lui a valu de participer à une grande diversité d’infrastructures spectaculaires. Sa réalisation en cours à Rouen concerne la fourniture de 5.385 verres multicolores de 15 modèles différents pour le Hangar 108 de la CREA (Communauté Rouen Edbeuf Austreberthe) qui se construit sur le site, en cours de réhabilitation, du patrimoine portuaire de la cité la plus importante de Normandie. L’édifice qui ne passera pas inaperçu sera le nouveau siège de la Métropole Rouen Normandie qui va durant 2017 regrouper les services actuellement dispersés dans plusieurs immeubles. Ce sont quelques 560 personnes qui vont y avoir leurs bureaux et salles de réunion.

La construction au caractère résolument futuriste, au sein du nouvel Ecoquartier Flaubert de Rouen, entend rendre hommage aux impressionnistes et offrir des performances énergétiques et environnementales. L’enveloppe facettée et transparente d’une architecture qui laisse deviner la coque d’un imposant navire est conçue pour jouer avec les variations de lumière du ciel normand, des reflets de l’eau et des couleurs d’un temps changeant… Le personnel et les visiteurs de la CREA y auront l’impression de vivre à la lumière d’une cathédrale de Rouen, comme l’a immortalisée l’artiste Claude Monet dans plusieurs tableaux. A l’intérieur du bâtiment photovoltaïque aux lignes spectaculaires, on a la sensation d’un bain aux effets lumineux. Cet effet impressionniste est obtenu sur un dispositif de double-façade grâce à un subtil jeu de miroirs, dont plusieurs sur 2.000 m² contiennent des cellules solaires de seconde génération, qui sont mis au point et fabriqués par ISSOL pour le maître d’œuvre, Jacques Ferrier Architectures.

La cathédrale de Rouen est pixelisée sur la façade de l’immeuble. En ce mois d’août, la production des vitrages photovoltaïques multicolores pour l’édifice de la CREA bat son plein dans les ateliers d’ISSOL. Cette fourniture de haute qualité représente un contrat pour un montant de quelque 1 million €. Soit 1/20 du coût total de l’investissement pour l’infrastructure au cachet artistique. Le concept de façade « double peau » va jouer un rôle en protection thermique passive – label PassivHaus et BEPOS – et permettre aux espaces de travail du complexe administratif d’avoir des fenêtres protégées du vent. Par ailleurs, sur le toit et les parties sud, les 5.385 éléments verriers de différentes couleurs qui sont produits par ISSOL vont contribuer à des effets de lumière qui rendront le bâtiment moins massif, tout en contribuant de façon significative à son autonomie énergétique pour de substantielles économies de fonctionnement. A coup sûr, le Hangar 108 de la CREA constituera tant un chef d’œuvre architecturale de caractère impressionniste qu’un bel exemple d’infrastructure axée sur le développement durable.

  1. La technologie

ISSOL a mis au point une technique de lamination de verres feuilletés photovoltaïques dans lequel a été inséré un filtre dichroïque. Ce composant de haute technologie se présente sous la forme d’un film de quelques microns d’épaisseur. Celui-ci a la propriété de décomposer le spectre lumineux en plusieurs couleurs perceptibles différemment suivant l’angle d’observation.

Bien que la plus grande partie du spectre lumineux soit amenée à traverser tout le composant pour alimenter les cellules solaires situées en arrière plan, l’autre génère des reflets de couleurs qui donnent un aspect miroitant au vitrage.

Ce type de vitrage actif, quoique plutôt réservé pour des oeuvres à caractère architecturale, permet de réaliser des parois photovoltaïques à très haut rendement pour des bâtiments passifs ou à énergie positive. Le rendement d’un tel produit est du même ordre que le rendement des panneaux solaires monocristallins conventionnels qu’on retrouve sur les toits des immeubles. La différence est qu’ils participent grandement au design architectural. Le produit est doté de fonctions architecturales technique (élément constructif, paroi double peau) et esthétique (reflets de couleurs) qui en font un produit qui n’a plus grand chose à voir avec un panneau solaire, tout en garantissant un rendement énergétique et économique performant aux immeubles qui en sont équipés.

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A propos d’ISSOL

Depuis une dizaine d’années, ISSOL est au service des architectes pour leur proposer des solutions innovantes qui intègrent la technologie photovoltaïque dans le bâti, tel un nouveau matériau de construction actif. BIPV est son mot d’ordre. Entendez Building Integrated Photovoltaics. Ce concept branché à l’énergie de demain – celle que distille chaque jour notre étoile, le Soleil – est de construire des structures architecturales, pour édifices d’utilité publique et bâtiments à finalité industrielle, qui génèrent de l’électricité tout au long de la journée. Il met en œuvre un triple objectif : le design esthétique d’un bâtiment tourné vers l’avenir, la valorisation de l’image de marque d’une entreprise grâce à son immeuble, la production rentable d’une électricité propre. La technologie ISSOL est d’ores et déjà proposée aux bureaux d’architecture comme une réelle alternative aux matériaux de construction classiques.

ISSOL a établi un partenariat technologique avec le CSEM (Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique) pour améliorer le rendement et la rentabilité des verres et pavements actifs, tout en réduisant leurs coûts de production et de mise en œuvre.